Notre rencontre littéraire du 04 février a une nouvelle fois été un moment chaleureux, vivant et profondément nourrissant. Les échanges se sont enchaînés avec fluidité, les découvertes se sont multipliées, et chacun a apporté sa voix, son regard, son émotion. Le groupe continue de grandir, et avec lui l’intensité et la richesse de nos discussions.
Nous avons ouvert la séance avec une nouvelle série de lectures marquantes, qui nous ont fait voyager d’un univers à l’autre, entre ombres et lumières, entre mémoire, résilience et humanité.
Les lectures du jour :
Moi qui n’ai pas connu les hommes – Jacqueline Harpman Un roman d’une puissance rare, où l’isolement, la survie et la quête de sens se mêlent dans une atmosphère hypnotique. Une réflexion vertigineuse sur l’humanité et la mémoire.
La femme changée en bibliothèque – Lucrèce Luciani Un texte singulier, poétique et audacieux, où le corps et les livres se confondent. Une métaphore lumineuse sur la transmission, la lecture et l’intime.
Les renaissances – Agnès Martin‑Lugand Un récit sensible sur la reconstruction, la force intérieure et les chemins inattendus qui ramènent à soi. Une histoire qui touche par sa justesse émotionnelle.
Cent minutes de silence – Christophe Wojcik Un roman intense, construit autour d’un silence qui dit tout. Une exploration fine de la douleur, de la parole empêchée et de ce qui se joue dans les interstices du non‑dit.
Betty – Tiffany McDaniel Une fresque bouleversante, inspirée d’une histoire vraie, où l’enfance, la violence, la poésie et la résilience s’entrelacent. Un livre qui marque durablement.
Le prix de la victoire – Karl Marlantes Un récit puissant sur la guerre, ses cicatrices et ses contradictions. Une plongée dans les dilemmes moraux et humains que porte tout combattant.
Marzahn, mon amour – Katja Oskamp Un texte tendre, drôle et profondément humain, où une pédicure raconte les vies ordinaires et extraordinaires de ses clients. Un hommage vibrant aux existences discrètes.
Cette vieille chanson qui brûle – Alexandre Lenot Un roman habité par la mémoire, les paysages et les blessures anciennes. Une écriture dense, sensorielle, qui laisse une empreinte durable.
Déplier les cœurs – Aurélie Silvestre Un texte lumineux sur la reconstruction, l’amour et la douceur retrouvée. Une invitation à rouvrir les espaces intérieurs que la vie referme parfois.
L’Éden à l’aube – Karim Kattan Un récit subtil, empreint de poésie et de tension, qui interroge l’identité, l’exil et les frontières visibles ou invisibles. Une voix singulière, délicate et puissante.
Après ce tour d’horizon riche et vibrant, la séance s’est poursuivie avec un moment particulièrement émouvant : la présence de Marie‑Thérèse Bonnet, qui nous a offert un témoignage précieux, mêlant sa vie, son regard de peintre et son lien profond avec la mémoire Cordaise. À travers ses mots, sa sensibilité artistique et cette manière si naturelle d’habiter à la fois la peinture et la musique — deux arts qui la portent, la nourrissent et semblent être au cœur de son bonheur — nous avons revisité un pan de notre histoire locale avec émotion et gratitude.
Sa présence a illuminé cette rencontre, et nous tenons à la remercier chaleureusement pour ce partage authentique et inspirant.
Nous remercions également toutes les personnes présentes, dont les contributions, les lectures, les sourires et les échanges font la richesse et la beauté de ces moments que nous construisons ensemble.
📅 La prochaine rencontre aura lieu le mercredi 01 avril, avec – déjà ! – la promesse de nouvelles discussions passionnantes… à moins que tout cela ne soit un poisson d’avril, bien sûr.
Mais non : on se retrouve vraiment !
